Victorine Gauclin, étudiante en BTSA DATR, a pour objectif de faire connaître « la Ruche qui dit oui » de Fercé.

C’est lors d’un stage à la chèvrerie d’Isis de Louplande qu’elle a découvert cette association puisque son maître de stage y vend ses fromages. Si la création  du site internet de la chèvrerie représentait son premier projet, elle a aussi découvert « la vie d’un chevrier, Michel Guy, qui peut travailler jour et nuit pour le bien-être de ses chèvres.

C’est tout naturellement vers « la Ruche qui dit oui » de Fercé qu’elle s’est dirigée pour son second projet. « Tout le monde ne connaît pas ce concept de distribution. J’ai déposé des flyers dans les mairies aux alentours pour une insertion dans leur bulletin municipal, relate Victorine. « Je prévois de faire une animation avec les producteurs pour noël, avec une dégustation  de produits », précise cette jeune femme de 20 ans. « Même si le mercredi soir, jour de livraison, entre 20 et 30 adhérents viennent chercher leur panier, on peut encore toucher plus de monde en faisant de la communication  » dit-elle.

Mercredi, Marie France et son mari venaient pour la première fois chercher une commande composée « de différents légumes que l’on ne connaît pas comme le chou Kale, et le radis gréen meat. J’ai aussi pris de l’eau de bleuet. Ce concept nous intéresse, on refera sûrement une commande », dit-elle. Légumes, fruits, pains, bière artisanale, miel, viande, œufs ou encore savon au lait d’ânesse, on peut tout commander à « La Ruche qui dit oui » Enfin presque tout.

« Les bonnes volontés sont les bienvenues »

Emilie Gervais, présidente de « La Ruche qui dit oui » de Fercé, se dit « ravie d’accueillir Victorine, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues ». « Nous avons créé l’association en septembre 2014 et nous avons distribué nos premiers paniers en février 2015. Nous étions la deuxième ruche à ouvrir dans la Sarthe après celle de St-Vincent-du-Lorouër. Il n’y a pas d’épicerie dans le village, alors nous avons été accueillis à bras ouverts. La salle du Temps-Libre nous est prêtée puisque nous sommes une association, nous n’avons donc pas de gros frais de gestion » résume Emilie. 

Pour pouvoir commander son panier, il suffit d’aller sur le site, de s’inscrire et de composer son panier soi-même en fonction des producteurs présents le mercredi soir et indiqués sur le site.

Chaque produit est détaillé, avec parfois des conseils de cuisine ou d’utilisation. On commande ce que l’on veut, il n’y a pas de minimum d’achats. Et on n’est pas obligé de commander toutes les semaines non plus. Les commandes sont alors préparées et apportées par les producteurs chaque mercredi soir à la salle entre 18h30 et 19h30. Les commandes sont payées en ligne, il n’y a donc pas d’argent qui circule pendant la distribution. En général les produits proposés sont locaux, dans un rayon de 37 Km, sauf pour le sel de Guérande, que l’on reçoit une fois par an. Nous sommes quatre dans l’association à assurer les permanences de livraison », détailla la présidente.